Le donjon de Naheulbeuk : La couette de l’oubli – John Lang

 

J’ai découvert l’univers du donjon de Naheulbeuk il y a assez longtemps, je devais encore être au collège je pense alors que la série n’était pas encore un livre mais une saga audio (c’était encore la grande époque des sagas audio sur internet) et j’ai continué à suivre l’histoire quand c’est devenue une saga littéraire.

L’histoire se passe dans un monde fantastique appelé la terre de fang possédant tous les attributs d’un monde d’heroic fantasy. On y croise des nains, des elfes, des orcs, des dragons … . La seule petite différence est que l’aventure est un vrai business : des donjons repartis sur toute la surface du pays fonctionnant comme des PME (les monstres sont payés dans les donjons, ont des revendications syndicales et peuvent même faire grève), le tout supervisé par la Caisse Des Donjons (abrégé partout dans le texte en CDD).

Nous allons suivre une compagnie d’aventuriers comprenant un ranger, une magicienne, une elfe, un ogre, un barbare et un nain dans leurs aventures à travers la terre de fang.

 

La couette de l’oubli est le premier roman mais représente la 3ième aventure dans la chronologie de la série (les deux premières sont sous forme de saga audio ou maintenant trouvable en roman). Même si cela n’est pas obligatoire pour comprendre l’histoire, les deux premières aventures aident à suivre l’intrigue.

 

L’histoire : « La Couette de l’oubli reprend là où s’était arrêté le dernier épisode de la saison 2. À peine remis de leurs aventures qui leur ont rapporté un salaire misérable (166 pièces d’or et 6 pièces d’argent chacun), les aventuriers les plus pathétiques de la terre de Fangh sont pourtant dans une panade encore plus noire. Ils ont donné sans le savoir à Gontran Théogal la dernière statuette qui lui permettra d’accomplir la prophétie réveillant Dlul et plongeant le monde dans un sommeil éternel. Par chance pour eux, l’avant-dernière statuette a été volée et, sous la menace de Tulgar, ils vont devoir tout faire pour retrouver cette autre statuette et sauver le monde. »

 

Ce qui est intéressant dans cette série est que les personnages ne sont pas des chevaliers blancsbien au contraire, ils ont énormément de défauts (ils ne s’aiment pas vraiment les uns les autres …le nain détestant tout le monde) et semblent uniquement motivés par l’argent et par la gloire.

Les personnages n’ont pas de prénoms (enfin ils ne sont pas connus …) pour se focaliser uniquement sur l’archétype qu’il représente et cela jusqu’à l’excès (la magicienne parle de sujets incompréhensibles pour le commun des mortels, le barbare ne pense qu’à se battre, le nain est le plus grand radin du monde …).

On retrouve de nouveau de la fantasy comique et on rigole beaucoup avec une histoire bien écrite. Il n’y a pas ici de message sous-jacent comme Terry Pratchett le fait mais cela ne nuit aucunement à l’histoire.

Il y a aussi énormément de références à d’autres univers de fantasy comme le seigneur des anneaux (avec les semis-hommes, des histoires d’anneau unique), warhammer (le nom de certains dieux en ont été grandement inspiré) ou des références à notre monde moderne (chronotroll qui est une imitation du chronopost …).

 

C’est un ouvrage que je vous engage à découvrir !

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