Les cavernes d’acier T3 du cycle des robots – Isaac Asimov

Comme le titre l’indique, il s’agit du tome 3 du cycle des robots d’Asimov. Avoir lu les deux premiers aident à la compréhension mais cela n’est pas nécessaire, les 2 premiers étant des recueils de nouvelles et non pas une histoire à part entière.

Le tome 3 est, à l’inverse, le premier tome de la saga des robots où nous allons suivre une histoire complète.

Alors que les deux premiers tomes montraient comment les robots envahissaient le quotidien des terriens, ici nous sommes résolument dans un futur où les robots sont omniprésents (cela ne veut pas pour autant dire qu’ils sont acceptés, bien au contraire …).

« Les cavernes d’acier » nous plonge donc dans un futur où une grande partie des taches sont faites par les robots (ils réalisent les travaux à la chaine dans les usines ou encore ils gèrent les exploitations agricoles) et où l’humanité vit dans de gigantesques villes souterraines (ayant peur de vivre à l’air libre et de la lumière naturelle). Un autre grand souci auquel est confronté l’humanité étant la surpopulation ; afin de gérer cela les individus se voient attribuer un grade, qui peut être évolutif et qui détermine les avantages (tailles de l’appartement, quantité et type de nourriture – l’alimentation étant à base de levure qui reproduit le gout du poulet ect -, …) ainsi que le nombre d’enfants qu’ils peuvent avoir.

 

Quatrième de couverture

« L’assassinat du docteur Sarton à Spacetown jette le trouble dans la communauté. Qui aurait intérêt a faire disparaître celui-là même qui milite pour le rapprochement entre Terriens et Spaciens ? Les Médiévalistes, qui ne voient pas d’un très bon œil la prolifération des robots ? Les Spaciens eux-mêmes, prêts à tout pour conserver leurs privilèges ? Le problème du détective Baley, toutefois, n’est pas seulement de retrouver un meurtrier, mais aussi et surtout d’y parvenir avant son collègue robot R Daneel. Car celui-ci est l’un de ces androïdes au cerveau électronique ultra-perfectionné, créés certes par l’homme, mais qui n’attendent peut-être que l’occasion de prendre sa place. »

 

Le premier élément intéressant est de voir comment le personnage principal (Lije Baley) va gérer sa relation avec le robot ; il est assez fondamentalement anti robot comme beaucoup d’humains, pour au final se mettre à apprécier la machine qu’est Daneel et même l’estimer. Le fond de l’histoire, qui est une enquête policière, est intéressant mais ne constitue pas au final le cœur de l’intrigue, le fond de l’intrigue étant au final cette relation humain/robot et son évolution.

Même si les lois de la robotique sont toujours présentes et évoquées (il s’agit quand même de  la colonne vertébrale de l’univers d’Asimov) on ressent moins leurs présences que dans les premiers volumes. L’univers reste bien sur toujours aussi bien construit et cohérent, on ressent la formation scientifique de l’auteur (il a un doctorat en biochimie).

Le seul regret de ce livre est au final qu’il date des années 50 (la version originale a été édité en 53) donc l’utilisation de certaines technologies font sourire (téléphone fixe, appareil photo argentique, le système de visioconférence qui semble extrêmement complexe dans le livre alors qu’il serait banal pour nous …), mais – comme je l’ai déjà précisé dans ma critique du tome 1 – un auteur de science-fiction ne prédit jamais le futur mais décrit avec une vision futuriste son époque … .

 

Si vous avez donc lu le premier (et le deuxième si possible), je vous engage donc à
découvrir la suite du cycle des robots.

 

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