Trois sœurcières – Terry Pratchett

Nous allons parler cette semaine d’un autre roman de Terry Pratchett se passant dans le disque monde.

Je vous ai décrit dans une première chronique l’univers particulier du disque monde ; si vous ne l’avez pas lu, je vous renvoie à la critique de Pieds d’argile.

 

Nous allons donc parler de Trois soeurciéres. Il s’agit du premier roman introduisant le coven du royaume de Lancre composé de Mémé Ciredutemps (personnage déjà rencontré dans le roman La huitième fille, mais c’est un roman que j’aime moins) Nounou Ogg et Magra Goussedail. Le trio représente la trinité des sorcières version Pratchett, c’est à dire la jeune fille, la mère et la vieille bique. C’est aussi l’occasion de développer le royaume de Lancre (qui, comme Mémé Ciredutemps, avait été aperçu dans La huitième fille), petit pays perdu dans les hautes montagnes du bélier …si petit qu’on peut jeter une pierre d’une frontière à l’autre.

 

Quatrième de couverture :

« Le vent hurlait. La foudre lardait le pays comme un assassin maladroit…
La nuit était aussi noire que l’intimité d’un chat. Une de ces nuits, peut-être, où les dieux manipulent les hommes comme des pions sur l’échiquier du destin.
Au cœur des éléments déchaînés luisait un feu, telle la folie dans l’œil d’une fouine. Il éclairait trois silhouettes voûtées. Tandis que bouillonnait le chaudron, une voix effrayante criailla :
“Quand nous revoyons-nous, toutes les trois ?”
Une autre voix plus naturelle, répondit :
“Ben moi, j’peux mardi prochain.”

Rois, nains, bandits, démons, héritiers du trône, bouffons, trolls, usurpateurs, fantômes, histrions et tables tournantes : rien ne vous est épargné. Shakespeare n’en aurait pas rêvé tant. Ou peut-être si ? »

 

Tout d’abord, ce livre est empreint d’un humour tous a fait pratchien, l’invocation du démon dans la lessiveuse ou les gâteau en forme de chauve-souris en sont un bon exemple. De plus, on va ici parler de théâtre, ce livre étant un vibrant hommage à Shakespeare, on va y retrouver des éléments venant de La tempête, d’Hamlet ou encore de MacBeth pour ne citer que ces pièces ou encore le théâtre nommé « Le dysk » ce qui est une référence au fameux théâtre de Shakespeare Le globe theater.

Un livre vraiment drôle (certes plus léger que Pied d’argile) que je vous conseille de lire comme introduction aux personnages des sorcières de Lancre (les romans sur les sorcières de Lancres sont parmi mes préférés de la série des annales du disque monde). Les 3 personnages sont réellement complémentaires et une grande partie de l’effet comique provient de leur interaction et des situations dans lesquelles elles se trouvent (le passage où elles jouent leur propre rôle sur scène est à mourir de rire).

Globalement, le livre ne souffre pas de longueur en étant assez court (un peu plus de 200 pages), après, il a quelques défauts ….la résolution et l’acte final sont en fait condensés sur les toutes dernières pages et la fin est assez étranges (un peu trop vite amenée aussi). Il s’agit clairement d’un roman introduisant les personnages et les lieux, ainsi le roman pose les bases des suites qui seront effectivement encore mieux écrites et encore plus drôles.

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