Entre ciel et terre – Jón Kalman Stefánsson

Quatrième de couverture :

« Parfois, à cause des mots, on meurt de froid. Comme Bardur, pêcheur à la morue islandais, il y a un siècle. Trop occupé à retenir des vers du Paradis perdu de Milton, il oublie sa vareuse en partant en mer.

De retour sur la terre ferme, son meilleur ami entame un périlleux voyage pour rendre à son propriétaire, un vieux capitaine devenu aveugle, le livre funeste. Pour savoir aussi s’il veut continuer à vivre. »

Mon avis est mitigé concernant ce roman : d’un côté j’ai adoré la plume poétique et souvent philosophique de l’auteur – ce qui est au départ ce qui a piqué ma curiosité, à force d’en lire tant d’éloges – cependant de l’autre côté l’histoire pourrait être captivante mais elle ne décolle pas. L’éternelle question « Suffit-il de savoir bien écrire, d’avoir son style, une jolie plume … !? ».

« Ceux qui habitent dans cette vallée ne voient que des fragments du ciel. Ils ont pour horizon les montagnes et les rêves ».

« Elle examine le gamin dont les jambes mollissent, lui et Helga sont si près d’elle qu’il distingue les taches de rousseur pâlottes sur son visage, immédiatement reconnaissant de leur présence, sans elles, cette figure aux yeux noirs de jais et aux pommettes hautes serait glaciale. »

J’ai tout de même aimé découvrir la rudesse de la vie en Islande au 19ème siècle, le métier de pêcheur tout aussi difficile  – mais qui est souvent une nécessité pour vivre pour de nombreux hommes en Islande à cette époque du moins -, suivre le personnage principal – « le gamin » comme il est appelé dans le livre, on ne sait pas son prénom, autre point assez déroutant – avec ses pensées philosophiques ce jeune marin qui ne veut plus l’être, après avoir perdu son meilleur ami en mer, se questionne sur la vie, sur ce qui est finalement l’essentiel, quoi faire de sa vie … – son goût pour les livres et son éloge des mots … .

Les personnages sont mystérieux et intriguant, on ne sait que très peu de choses d’eux à la fin de ce premier tome et on a envie de les découvrir davantage, dont notamment cet ancien marin amoureux des livres mais devenu aveugle. Si on a cette impression qu’il se passe que peu de choses, l’auteur réussit habilement à nous embarquer avec eux en mer, à nous décrire l’atmosphère de l’Islande froide, enneigée ou encore de ces lieux intérieurs où l’on se retrouve (à l’abri du froid) … ainsi qu’à teinter son récit de mystère pour nous donner envie d’en apprendre davantage sur les lieux et les personnages.

 

Ce livre est cependant le premier d’une histoire en 3 tomes,
peut-être devrais-je un peu insister en découvrant la suite … .

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