Running man – Richard Bachman

Cette semaine, je vais vous parler d’un roman de Stephen King écrit sous le pseudonyme de Richard Bachman.

Ce roman est pour moi dans la veine de 1984, en pressentant une société dystopique gouvernée par un régime autoritaire où la population est tenue sous contrôle. A l’inverse de 1984, la population n’est pas maintenue sous contrôle par un régime/idéologie mais par des jeux télévisésla population en est abreuvée afin de leur faire oublier la réalité (chômage, drogue, violence, pollution ….).

 

Quatrième de couverture

Premier quart du xxie siècle. La dictature s’est installée aux États-Unis. La télévision, arme suprême du nouveau pouvoir, règne sans partage sur le peuple. Une chaîne unique diffuse une émission de jeux suivie par des millions de fans : c’est « La Grande Traque ». Ben Richards, un homme qui n’a plus rien à perdre, décide de s’engager dans la compétition mortelle.

Pendant trente jours il devra fuir les redoutables « chasseurs » lancés sur sa piste et activement aidés par une population encouragée à la délation. Tous les moyens sont bons pour éliminer Ben Richards…
Dans ce livre terrifiant, le maître incontesté du suspense, le grand écrivain américain Stephen King, alias Richard Bachman, nous fait vivre cette diabolique course contre la mort sans nous laisser un instant de répit. Fascinant.

 

Stephen king nous montre ici un futur assez noir, dans une société complétement polarisée entre des très riches (une minorité) et des très pauvres, l’essentiel de la population …tout est devenu payant pour contrôler les masses (par exemple un revenu minimum, …bien trop élevé pour la majorité, est nécessaire pour accéder aux bibliothèques). L’idée de contrôler les masses par les jeux est une idée brillante de l’auteur, mettant en avant et réutilisant le célèbre adage du pain et des jeux, venant de la Rome antique pour avoir la paix sociale.

Avec ce roman, on reconnait bien l’écriture de Stephen King, un futur désabusé, un combat dont on connait la fin mais qui s’avère pourtant captivant. Nous avons ici un grand roman d’anticipation. Le seul bémol étant le langage des personnages qui s’avère cru parfois sans raison utile (ou alors pour montrer la difficulté de la situation).

 

Ce roman fait environ 300 pages et s’avère diablement efficace.

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