Les Mensonges de Locke Lamora – Scott Lynch

Quatrième de couverture :

« On l’appelle la Ronce de Camorr. Un bretteur invincible, un maître voleur. La moitié de la ville le prend pour le héros des miséreux. L’autre moitié pense qu’il n’est qu’un mythe. Les deux moitiés n’ont pas tort. En effet, de corpulence modeste et sachant à peine manier l’épée, Locke Lamora est, à son grand dam, la fameuse Ronce. Les rumeurs sur ses exploits sont en fait des escroqueries de la pire espèce, et lorsque Locke vole aux riches, les pauvres n’en voient pas le moindre sou. Il garde tous ses gains pour lui et sa bande: les Salauds Gentilshommes. Mais voilà qu’une mystérieuse menace plane sur l’ancienne cité de Camorr. Une guerre clandestine risque de ravager les bas-fonds. Pris dans un jeu meurtrier, Locke et ses amis verront leur ruse et leur loyauté mises à rude épreuve. Rester en vie serait déjà une victoire… »

Ce qui est intéressant dans ce livre est premièrement l’univers que l’auteur arrive à poser. Un monde qui est finalement assez minimaliste, la ville de Camorr, il décrit brièvement quelques cités ou pays frontaliers, mais il arrive pourtant à créer quelque chose de cohérent. Je suis normalement le premier à généralement ne pas aimer les mondes peu développés, où l’auteur vous lâche un ou deux éléments sans explications …mais le fait est qu’ici cela fonctionne bien. La cité de Camorr est une cité lacustre, une sorte de Venise maléfique, gangrénée par le crime et la corruption …et je dois dire que cela fonctionne à merveille.

En ce qui concerne l’histoire, elle est assez classique au final mais cela fonctionne bien une fois de plus. L’auteur nous sert une histoire classique de gentleman voleur à la Arsene Lupin avec son lot de rebondissements, d’intrigues …mais ce qui en fait le sel est que pour une fois on ne suit pas un héros qui est bon …Lock Lamora et son équipe sont des voleurs (le personnage principal avoue même aimer voler pour le sport).

Enfin pour en venir au héros, on ne suit pas ici un anti-héros qui fait le bien  malgré lui, on suit un héros purement égoïste animé par son propre intérêt et celui de sa bande suivant son propre code d’honneur (loin du code d’honneur romantique du bandit décrit dans certains ouvrages)…cela change et cela est très rafraichissant, même si l’auteur n’a pas voulu que la fin soit trop positive pour le héros …introduisant un peu de moral à la fin.

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